LA CAVERNE DE F-DORINUS

Dans les Ombres du Web

Shipwrecked 64 : exploration de l'île

Cette fois-ci, plutôt que de monter dans ce bateau et de rejouer le même générique de fin, j’ai choisis de désobéir à l’objectif principal du jeu. Vos amis sont sur la plage, le bateau est prêt, tout le monde m’attend. Mais je décide de rester sur l’île pour continuer l’exploration.

Rejouer les mini-jeux… avec un détail troublant

Pour avancer, je dois d’abord refaire les quatre mini-jeux habituels. Chef Loup, Olive, Walter, Giovani. Je connais la routine maintenant.

Mais cette fois, dans le mini-jeu de Walter, un détail me fait sursauté. Littéralement.

Quand la lumière s’éteint — ce qui arrive plusieurs fois durant l’épreuve — des visages peuvent apparaitre brièvement dans l’obscurité. Des silhouettes floues, déformées, qui vous regardent. Qui vous observent. Puis la lumière revient, et ils disparaissent comme s’ils n’avaient jamais été là.

Un première tête qui me regarde du coin de l’oeil…

… et quelques instants après, une seconde, me regardant en face

C’est le premier frisson. Le premier signe que quelque chose, sous la surface colorée et joyeuse de Shipwrecked 64, ne tourne vraiment pas rond.

L’île révèle ses habitants cachés

Une fois les quatre mini-jeux complétés, je choisi donc de rester sur l’île au lieu de la quitter. Je fouille l’île, cherchez de nouvelles zones accessible, de nouveaux personnages. Et je ne tarde pas à trouver ce que je cherchais.

Un nouveau personnage : Stumbler O’Hare. Un animal anthropomorphe comme les autres, au design cartoon, aux couleurs vives. Sauf qu’il lui manque quelque chose. Ses bras. Il n’a pas de bras.

Ce n’est pas une question de design artistique. Ce n’est pas un choix esthétique. Le personnage vous explique, avec une candeur presque dérangeante, que ses bras lui ont été arrachés.

Arrachés.

Le mot résonne dans ma tête alors que je fixe ce personnage mutilé, souriant malgré tout, dans cet univers qui était censé être innocent. C’est le second pas vers l’horreur, le premier étant les visages. La première partie qui contraste véritablement entre l’apparence enfantine du jeu et la réalité sombre qu’il dissimule.

Le mini-jeu de l’artiste

Ce personnage sans bras est un artiste peintre. Et comme les autres, il a besoin de votre aide. Son mini-jeu est simple : je dois lui trouver de l’encre pour qu’il puisse peindre. Et parce qu’il n’a plus de bras, je dois également relever son chevalet à chaque fois qu’il le fait tomber.

Encore et encore.

Une fois terminé, vous pouvez continuer votre route.

Stumbler O’Hare dans son mini-jeu

Le volcan : une course contre la montre

La progression devient plus guidée. Je suis les instructions. Je vais voir l’exposition de Stumbler O’Hare, je retourne dans son atelier (qui est à l’hotel de ville) chercher d’autres peintures. Je crois alors un nouveau personnage, sobrement nommé J.D., qui me propose d’aller chercher un bateau en passant… par le volcan !

Le volcan. Celui qui s’apprête à entrer en éruption !

L’urgence s’installe. Le ton change. Ce n’est plus une petite aventure tranquille sur une île tropicale. C’est une question de survie.

Mini-jeu : la traversée du volcan

L’échec et ses conséquences

Je commence ce nouveau mini-jeu. J’explore cette nouvelle zone. Je progresse, jusqu’à arriver à une zone que je n’arrive malheureusement pas à passer. Je continue de tenter de résoudre l’énigme, de trouver ce bateau salvateur, de comprendre ce que le jeu attend de moi. Mais le temps vient à manquer.

Le volcan entre en éruption.

L’éruption du volcan

L’écran devient rouge. Les tremblements secouent l’île. Et puis… c’est fini. Game over. Vos amis. Les habitants. L’artiste sans bras. Le chef Loup. Tous morts.

Un écran très rouge, avec, cette fois-ci des crédits plus classiques que l’on attend à la fin d’un jeu vidéo : la liste des personnes ayant contribué à le créer.

Pas de seconde chance. Pas de “réessayez juste avant”. Non, si vous voulez aller plus loin, si vous voulez sauver tout le monde, il va falloir tout recommencer depuis le début.

Même joueur joue encore

On peut dire que Shipwrecked 64 ne nous facilite pas la tâche. Il nous demande de recommencer, de refaire les mini-jeux, de retrouver l’artiste, de retourner au volcan. Pas de sauvegarde disponible. Il faut tout recommencer depuis le début.

La prochaine fois, je ferai mieux. La prochaine fois, je sauverai tout le monde !